En regardant de plus près le contenu du match contre Caen, le premier mot qui vient à l’esprit est «Regret ». Cette contrariété, d’avoir été battu sur le fil rentre dans la catégorie des occasions manquées et des circonstances malheureuses sous le joug d’un sifflet aux sonorités contraires.
Avec une entame de match à l’avantage des Caennais qui impriment un rythme effréné, on se dit déjà qu’il n’y aura pas la ligne droite de l’hippodrome de Longchamps entre les deux formations. Les égalités sont légion (6 – 6, 10 – 10) avant que la première mi-temps ne bascule finalement en faveur des bleus (14 – 11) sous les coups d’accélérateur de Thomas Fautrero et les arrêts décisifs des gardiens du temple, Kylian Ferrier et Alan Guyomard.
Pourtant à la pause, le chaudron reste attentif à cet étrange duel ou aucun des protagonistes n’a convaincu qu’il pouvait arracher la décision finale. Dans le doute, les supporters soufflent sur les braises de l’enthousiasme permettant aux locataires de Kerlano de basculer avec un avantage confortable (16 – 11, 32e). Un matelas de cinq buts qui bizarrement ne tranquillise toujours pas les tribunes. Les visiteurs bombardent de l’incertitude aux quatre coins du terrain et poursuivent leur travail de sape. La règle est simple, dès qu’ils encaissent un but, ils repartent comme des avions furtifs. Et à force de saturer l’espace aérien, les rouges finissent par poser des problèmes au HLHB.
Après avoir subi, l’escadrille normande contre-attaque par l’intermédiaire de son coach qui indique la marche à suivre par des signes de la main. La tactique est limpide, resserrer la défense et orienter les offensives sur les côtés afin d’éviter la ligne de front bretonne. Petit à petit, l’avantage des hommes du tandem Luy-Hurtaud se réduit à la portion congrue, les solutions d’attaque s’amenuisent, la précision s’échappe. Même le tambour du Kop s’enraye quelques secondes, laissant les cris des Vikings raisonner au cœur de la bataille, les rapprochant un peu plus du « Valhalla », le paradis des guerriers.
Kylian Ferrier tente bien un coup de défibrillateur sur le sort de ce match en ramenant « le cœur bleu » à la vie sur un but plein d’opportunisme (29-30). Hélas, la dernière possession n’aboutit pas à l’égalisation Hennebontaise, malgré une débauche d’énergie et une envie de bien faire évidente. La faute à ces petits trucs en moins, qui filent sur le bout des doigts, des secondes d’avance ou de retard. C’est regrettable, car l’équipe du HLHB a tout donné sans connaître la réussite aux moments décisifs.
Alors face aux vents contraires, soutenons nos couleurs. Gardons ce bleu bien en tête, parce que les défaites d’un soir appellent les victoires du lendemain.
Rendez-vous à Mainvilliers.
Un article signé : Hubert Denoyer, membre du KOP BLEU.