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VU DU KOP : «Le temps des cathédrales…attendra”

VU DU KOP : «Le temps des cathédrales…attendra”

Il y a parfois des silences rassurants. Ceux qui, par exemple, nous permettent de profiter d’un sommeil réparateur.

A contrario, il y en a d’autres qui inquiètent. Dans le cadre du KOP, son ADN existentiel est d’être bruyant. Dès lors qu’il devient aphone, il est légitime de s’en préoccuper. Parce que Le “KOP Bleu” est tout sauf accessoire. Il fait partie intégrante du club et participe activement à son fonctionnement.

Le HLHB est un cocktail de supporters, de coachs, d’entraîneurs, de partenaires, de volontaires.

Une façon d’être bien à part. Une manière de vivre, de jour comme de nuit, 52 semaines par an. On se lève, on dort, on mange, on parle handball fréquemment. On évoque le match passé, et le suivant, on en devient même possédé. Le HLHB on l’aime ainsi. Les petits et les grands jouent, les proches supportent, les éducateurs sont aux petits soins, les spectateurs applaudissent.

Chaque fois que l’équipe première joue à domicile, le « peuple bleu » se réunit pour l’événement. La salle de Kerlano est préparée avec minutie par les bénévoles qui montent les tribunes, aménagent le bar. La bière pétille dans les futs. Ce gymnase, c’est un “transformers” endormi réveillé une quinzaine de fois par an.

Quand la semaine s’égrène, on arrive doucement au samedi soir et l’attente du buzzer de 20 heures 30 pour libérer les énergies. À ce moment, c’est le KOP qui allume la mèche de l’encouragement pour parachever tout le travail fait en amont. Mais une fois n’est pas coutume, la magie n’a pas opéré le week-end dernier. Le match contre Libourne c’est déroulé dans une ambiance inhabituelle. Le silence a prévalu. Le KOP n’a pas eu de présence vocale, il a raté son match.

De fait, Le chaudron, c’est retrouvé vide de sens. Antoine Michelin a tout donné au micro, mais rien n’y a fait, Kerlano est resté en carafe.

Ce déficit d’ambiance implique aussi un manque de pression sur l’équipe adverse. Car un KOP en folie cela perturbe n’importe qui.

Je me pose donc des questions qui tournent en boucle dans mon esprit : Les 3 buts qui manquent pour l’emporter contre les Girondins auraient-ils pu être inscrits avec un KOP au niveau ? Au moment où Baptiste Perussel perd son duel face au gardien adverse, un KOP déchaîné aurait-il pu lui apporter une force supplémentaire et le faire marquer ?

Car oui la tribune Métal influence le jeu et les joueurs, c’est une réalité.

Et comme la vérité revient aux enfants, l’un d’entre eux m’a même demandé si le tambour
était malade. Comment lui dire non ?

Il est nécessaire que le KOP se remettre en ordre de marche en retrouvant sa voix. Kerlano ne peut pas être un lieu silencieux envers ceux qui viennent s’y retrouver.

Le temps des cathédrales attendra, place à la furia.

Un article signé : Hubert Denoyer, membre du KOP BLEU.

Crédit photos : Clément Le Calvé

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