Jouer en nationale une est soumis à une exigence forte. Il ne faut pas sous-estimer la difficulté de concilier 4 à 5 entraînements hebdomadaires avec un travail et une vie personnelle. Sur vingt-quatre matchs et neuf mois de compétition, les coups de moins bien, ça arrive. Chaque équipe le vit à plus ou moins grande échelle, mais elle le vit.
Si on regarde attentivement les matchs retours du HLHB depuis février, nous en sommes à une victoire en cinq matchs. C’est plus qu’un simple passage à vide, mais une véritable panne, me direz-vous. Le bateau bleu serait-il en cale sèche quelque part dans le détroit d’Ormuz ? Non, je vous le confirme bien volontiers. Mais en tout cas il n’avance plus beaucoup. Avec une moyenne de 1,4 point pris par match, la cadence n’est pas celle d’un candidat au top 3.
Alors bien sûr que l’on ne peut raisonnablement pas se satisfaire d’un tel bilan , qui est tout sauf rassurant. Les bleus sont dans le dur. Le match contre Rouen l’a révélé de manière cinglante. Les symptômes se traduisent par une défense affaiblie et une attaque moins performante. Les joueurs ont conscience de leurs manques et se sont longuement entretenus entre eux après leur dernière déconvenue à domicile. Entre-temps, Baptiste Perussel et Yohann Moniez avaient pris soin
de remercier en personne le Kop bleu et orange. L’équipe dans sa globalité en avait fait de même en applaudissant longuement les membres de la tribune métallique. Un soutien respectif qui va compter dans les semaines qui viennent.
Dans ce cadre, on peut légitimement instaurer « l’union sacrée » entre les supporters et les joueurs. Le moment parfait pour ressortir les vielles recettes du « changement c’est maintenant ».
Les défaites sont à dispersion lente, car en plus de décevoir, elles creusent la confiance. C’est pourquoi les tribunes doivent envoyer un maximum de bruit. Un encouragement total pour diffuser un message de soutien indéfectible aux hommes du terrain.Les Bleus connaissent leurs objectifs au classement, qui mathématiquement sont encore atteignables, mais où l’urgence de marquer des points est primordiale.
Gonfreville, Nantes et Rennes vont se présenter prochainement sur les terres Hennebontaises avec la ferme intention de s’y imposer. Le chaudron doit redevenir une forteresse imprenable.
Et en même temps, il faut composer avec ce moment de la saison où le mercato perturbe les esprits, où les bilans individuels se font, où les projets personnels peuvent prendre la main sur le collectif. C’est aussi la vie d’une association sportive que de s’interroger sur son futur, et aux joueurs de prendre leur destin en main.
Les supporters, eux, ne changeront pas de club, ni de couleurs. Ils seront là comme toujours, et leur souhait le plus cher, c’est de retrouver une équipe gagnante.
Le sprint final démarre le 4 avril 2026 à 20 h 30. Allez les Bleus.