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Valentin LUY : «Tout reste jouable»

Valentin LUY : «Tout reste jouable»

Malgré des difficultés récentes dans le jeu, le co-entraîneur du groupe N1 reste persuadé que les objectifs fixés en début de saison sont atteignables.

Après 4 matchs joués sur la phase retour, le HLHB totalise 3 défaites (Libourne, Caen, Mayenne) et 1 victoire (Chartres) pour 115 buts marqués et 124 buts encaissés. Si le bilan offensif reste appréciable, la défense Hennebontaise n’a pas pu offrir les garanties de sécurité espérées. Selon Valentin Luy, tout s’explique.

« « On marque jamais plus de 30 buts sur ces matchs de la deuxième partie de saison, à l’exception de celui contre Libourne (33 buts). Le reste est en dessous, 29 contre Caen, 28 contre Chartres, 25 contre Mayenne. Et ce n’est pas qu’on attaque forcément, mal, mais c’est qu’à mon sens, je dis bien, on défend pas assez fort. Ce qui n’épuise pas assez l’équipe adverse et nous empêche de nous projeter sur de la montée de balle ou une contre-attaque. Chose que nous arrivions à faire en première partie de saison, et qui nous mettait dans une dynamique intéressante pour prendre le temps de travailler sur des attaques placées.»

Un début de championnat marqué par l’émergence de Thomas Fautrero, qui a fait basculer certains matchs par des exploits individuels. Aujourd’hui, le retour de la performance passe par un rééquilibrage collectif.

« On doit redonner plus de sens aux joueurs qui l’entourent avec plus de responsabilité. Ne pas attendre, mais créer pour soi et pour les autres en changeant évidemment quelques lignes directrices sur notre projet d’attaque. Ceci afin de responsabiliser nos arrières pour qu’ils soient plutôt moteurs que suiveurs ou en attente. Ce qui les a aussi peut-être un peu bouleversés. Thomas, c’est créé une dynamique individuelle très forte. Mais lorsqu’il y a un joueur qui est en chauffe, il y a aucune raison de l’éteindre. Sauf qu’on sait très bien que rester sur une dynamique très forte pendant 12 matchs, c’est difficile. Donc, forcément, il va ralentir, et l’idée, c’est juste de contrer les habitudes du moment. C’est très bien qu’il soit dans une période faste. Par contre, il ne faut pas mettre en veille les autres joueurs parce que le jour où il faudra les rallumer, ils peuvent être en difficulté.»

Cette nouvelle organisation n’a pas encore pu porter ses fruits. Mais c’est par elle que les prochaines victoires arriveront.

« Il faut compter sur toutes nos forces en présence et pas seulement sur le jeu de Thomas. Il faut que les autres n’oublient pas leur rôle individuel. Comment est-ce que j’apporte aussi ma pierre à l’édifice et une plus-value au groupe. Et c’est un peu le sens de notre travail depuis plusieurs semaines. »

Une refonte du collectif qui n’a pas pu éviter une lourde défaite contre les Mayennais (34-25). Une rencontre perdue en partie sur les fondamentaux de la combativité.

« Déjà, leur gardien, Maxence Rizzi, a été efficace. Il n’a pas fait pas énormément d’arrêts (14) sauf qu’il les fait au moment où l’équipe a besoin de lui pour creuser l’écart. C’est sûrement l’un des trois meilleurs gardiens de la poule avec du vécu en Proligue. Nous devons développer nos joueurs et prendre le temps de construire cette expérience, pour que demain, ils soient encore plus efficaces. Mais sur ce match, on a manqué de combativité et d’entraide. Il y a des valeurs collectives qui peuvent amener la victoire qu’on n’a pas déployé. »

Une préparation « commando » pour le déplacement à Chartres qui ressemble au parfait traquenard, que les bleus ont savamment évité.

« Même contre le dernier, aucun match n’est facile, car tout le monde peut battre tout le monde. On a réussi à garder l’équilibre malgré une petite frayeur de fin de match quand le score se resserre. Et finalement, on arrive à bien gérer avec notamment des gros arrêts de Kylian Ferrier. »

La mauvaise série du moment pourrait être de nature à réviser à les objectifs de pré saison. Mais cela n’est absolument pas à l’ordre du jour.

« Je pense que tout est jouable. On est encore sur une poule serrée. L’écart avec le troisième est de 4 points. Par contre l’objectif de février qui était de faire deux ou trois victoires en quatre matches, n’est pas atteint. Maintenant, il faut se remettre dans le travail, se donner des objectifs à court terme qu’on doit essayer d’atteindre pour prendre du positif. »

Un changement nécessaire pour inverser le cours des choses à quelques jours de la réception de Rouen (5ème du classement avec 33 points).

« Lorsqu’on sort d’une contre-performance comme le mois de février, forcément, on est obligé de changer les attitudes et des objectifs de travail. On ne peut pas recommencer en faisant la même chose parce qu’on risque d’être sanctionné. Samedi, nous affrontons Rouen, une équipe composée de joueurs très expérimentés. C’est notre capacité à rester concentré sur nos points forts que ce soit en attaque ou en défense et de s’y astreindre pendant 60 minutes, qui nous permettra d’obtenir un résultat.»

Lors du dernier match à domicile contre Libourne, le Kop a brillé par son silence, ce qui n’a pas échappé à personne y compris aux joueurs. Que penses-tu
de cette situation très inhabituelle ?

« On a l’habitude d’avoir un public derrière nous, qui fait du bruit, nous encourage, c’est le 7e homme qui nous permet d’arracher des victoires. Mais ce n’est pas parce que le KOP est moins impactant, qu’il faut se sentir déséquilibré. Idem en déplacement lorsqu’on a 1200 personnes adverses qui nous braillent dessus, les joueurs doivent être en capacité de se mettre dans une bulle. Ce qui est sûr, c’est qu’on a besoin du KOP. Fêter la victoire à Kerlano à la fin du match, c’est aussi une source de motivation. On doit être en capacité de faire rêver ou en tout cas d’animer la pensée des jeunes joueurs et de leur amener la volonté de vouloir venir sur ce niveau-là. C’est à nous de démontrer des choses d’abord sur le terrain en rendant une copie favorable pour donner aux spectateurs l’envie de nous suivre et pas l’inverse. »

Une interview signé - Huvert Denoyer - Membre du KOP #BLEU

Crédit photos : Clément Le Calvé

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