Samedi soir à Kerlano, la lumière est venue des tribunes. Malgré un résultat décevant pour l’équipe de N1, les encouragements n’ont jamais cessé. Le jumelage entre les supporters du kop bleu et ceux du KOP Norzh du FC Lorient a tenu toutes ses promesses.
Avec 2 tambours, 1 drapeau Breton XXL, et une belle affluence, les supporters Hennebontais et Lorientais ont mis les petits plats dans les grands. Résultat, leurs chants ont raisonné pendant 60 minutes dans le chaudron. Mickaël, kapo des KOP Norzh, revient sur cette collaboration inaugurale réussie.
« C’était une soirée test pour savoir comment ça allait se passer en termes d’ambiance, au niveau des chants et des tambours. Je suis très content de cette première, même si on a encore des réglages à faire pour mieux se synchroniser avec l’environnement.»
Si les repères existent depuis bien longtemps au Moustoir, le fief des merlus est différent d’une salle de handball comme Kerlano.
« Ce sont deux sports et deux endroits spécifiques. Comparé à un stade de foot, on est à l’abri sans avoir peur des intempéries, ce qui est appréciable. Mais dans un gymnase, la résonance est particulière, le temps de jeu et la cadence du match aussi. »
La jeunesse des membres du KOP #Bleu est une autre spécificité du HLHB.
« C’est un élément qui est nouveau pour moi en comparaison de notre tribune en de notre tribune au FCL, ou les âges vont jusqu’à 60 ans voire plus. Les gars ont repris et soutenu tous les chants. Et même quand le score était défavorable, ils ont continué. C’est vraiment à souligner, je ne pensais pas qu’ils suivraient autant. Ils peuvent être fier. »
Avec une 3e défaite de suite à domicile, les joueurs vont avoir besoin d’un KOP irréprochable. Une nécessité dans un contexte sportif délicat depuis le début des matchs retour.
« Sur ce point le football n’est pas si éloigné du handball, c’est le même objectif pour les supporters, toujours être présent, dans la victoire ou dans la défaite. Quand on voit que l’équipe est en souffrance offensivement ou défensivement, il faut être derrière eux. On gagne ensemble et on perd ensemble. Quand les moments difficiles arrivent, on les passe collectivement et le mot d’ordre, c’est réellement que le KOP réponde présent. On doit donner de la confiance. Dans toute saison, il y a des turbulences. Par exemple, les joueurs du FCL ont mal débuté en ligue 1, et ces mêmes joueurs sont redevenus performants au fil du temps. C’est pourquoi le soutien doit perdurer, c’est essentiel.»
Une mission qui demande beaucoup d’énergie au Kapo qui doit déclencher les chants et motiver les supporters. Mickaël connaît bien les impératifs de la fonction pour l’occuper depuis 4 ans.
« Si l’équipe vacille sur le terrain, il faut tout de suite relancer un chant pour dire aux joueurs que réellement, on est là derrière eux pour les pousser à aller chercher la dernière énergie pour concrétiser une occasion de but, et pousser à la faute l’équipe adverse. C’est ce qu’on a essayé d’apporter ce soir.»
De là, à revenir le 4 avril 2026, pour le match contre Gonfreville, il n’y a qu’un pas, franchi dès le coup de sifflet final par Mickaël et son groupe du soir : Florian, Lydie, Tristan, Jeremy.
« On a reçu un super accueil, et on souhaite pouvoir revivre cette association avec le KOP #Bleu, si les dirigeants sont d’accord bien sûr. Les prochaines rencontres seront sans doute très importantes comme toute fin de saison. On a hâte de rechanter ici et de célébrer une victoire dans une ambiance de feu. »
Une interview signé - Huvert Denoyer - Membre du KOP #BLEU