VU DU KOP : Kenan Bizouarn : « Être utile au collectif »
VU DU KOP : Kenan Bizouarn : « Être utile au collectif »
Dans un effectif renouvelé, le pivot hennebontais attaque sa troisième saison au club avec pour seule mission : mettre ses qualités au service de l’équipe.
Qu’on se le dise, les vacances sont désormais à conjuguer au passé pour les joueurs du HLHB. Le groupe de N1 est à pied d’œuvre depuis le 27 juillet. Pour Kenan Bizouarn, la trêve estivale a été bénéfique.
« C’était reposant. J’ai eu l’occasion de partir un peu à l’étranger dans les Balkans pendant 15 jours, donc très dépaysant. Ça fait du bien. Sympa, mais chaud pour les entraînements liés à la préparation individualisée. La coupure s’est faite durant une semaine, puis j’ai repris mi-juin. »
Une mini-pause qui permet de se fixer de nouveaux objectifs pour la saison 2026-2027
« Les seules priorités que je me fixe reposent sur deux questions : quel plus je peux apporter au collectif ? Et comment je peux le rendre meilleur ? L’idée, c’est de faire mieux que les deux dernières années où on a eu des résultats similaires. Le collectif a beaucoup changé, donc il faut que je regarde les besoins de l’effectif par rapport à mes qualités et mes défauts. »
Une reprise toujours difficile où la préparation physique occupe une place de choix.
« En fait le plus ardu, c’est d’absorber les cinq entraînements hebdomadaires, où il n’y a vraiment pas de pause. C’est plutôt l’enchaînement qui rend la chose complexe. Après, les coachs connaissent nos limites »
Et plus le travail athlétique avance, plus le rétroplanning défile. Dans quelques semaines, les matchs officiels reprennent.
« On attaque la compétition très bientôt, ce qui fait que le délai paraît très court. Mais il est très long aussi vu que les semaines sont denses et qu’on a plutôt hâte de pouvoir commencer cette nouvelle saison. »
À peine publié, le calendrier est déjà passé au crible. Et le démarrage s’annonce fort et intense.
« On aurait pu espérer un lancement plus tranquille, mais est-ce que ça aurait mieux valu ? Je ne sais pas. Honnêtement, c’est un super test. On va jouer Lanester en coupe de France fin août. Ensuite il y a ce déplacement à Mayenne en championnat. C’est une équipe qui a franchi un cap avec ses résultats l’an passé et vise au minimum le top 3. Ces gros matchs vont nous positionner tout de suite sur la valeur du groupe. Même si ce n’est pas cela qui va l’identifier pour toute l’année. Mais ça va nous permettre de nous évaluer à ce moment-là, dans la construction du collectif. »
Les bleus peuvent-ils accrocher le podium au terme du championnat ?
« Je n’ai pas de vision sur les résultats futurs. Mais je pense que le groupe travaille sérieusement depuis le début de la préparation et surtout vit très bien. C’est quelque chose d’encourageant pour la suite, et ça me donne envie de venir tous les jours. Alors je vois mal comment ça pourrait ne pas se traduire sur le terrain. »
Pour favoriser la performance, existe-t-il des rituels personnels d’avant-match ?
“Non, je n’ai rien du tout. J’essaye d’optimiser les phases de concentration qu’on a pu déjà tester avec Tom, qui est notre préparateur mental. J’essaie de fermer les yeux et de visualiser comment je me sens, surtout les aspects physiques, toutes les parties du corps, de pouvoir rentrer dans un format opérationnel avec des exercices de respiration qu’on a pu tester déjà à l’entraînement.”
Un article signé : Hubert Denoyer, membre du KOP BLEU.